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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:29

CUEILLETTE DE PLANTES ET DE MOTS

LE LONG D’UNE SORGUE PROVENÇALE

 

            Textes écrits le 24 Septembre à Althen des paluds par 12 personnes.

 

1-Michelle et 2-Michel Bernard, 3-Corinne Cournand, 4- Mireille Enguent,

5-Elizabeth Favreau, 6-Danielle Masson, 7-Marie Paule et 8-Joseph Micol, 9-Catherine Nedelec, et ceux qui ensemble ont conçu et mis en place la proposition globale : 10-Anne Marie Rovai, détermination des plantes, 11-Roselyne Sibille, écrivain, 12-Yvon Javel, "accueillant", dont le texte essaie de témoigner de la trace que lui a inspiré  la ballade.

 

A partir de la proposition d’observation et de reconnaissance de plantes de bord de sorgue d’Anne Marie Rovai, et suivant la proposition d’écriture de Roselyne Sibille :

 

                                                            CHAQUE JOUR EST UN PRESENT

 

 

« Le véritable poète est celui qui découvre et révèle, où qu’il se trouve, la merveille. »

                                                                                                                                    p.108

« La poésie me semble là pour faire voir au regard usé, désabusé, que le monde n’a jamais cessé d’être étrange, lointain, désirable... »

                                                                                                                                    p.129

« Quelques paroles fraîches en état de désir, rien que pour avoir redécouvert confusément ce don léger du jour. »

                                                                                                                                     p.130

Philippe Jaccottet

Observations et autres notes anciennes

1947-1962

Gallimard

 

Nous allons marcher à la rencontre des plantes, et écouter Anne-Marie nous les présenter. Ne vous pressez pas. Installez-vous dans votre curiosité admirative. Vous écouterez, regarderez et rapporterez sur le papier ce que vous aurez vu et entendu tout simplement. Vous poserez vos observations sous la forme que je vais vous proposer. Soyez très attentifs et précis. C'est la multiplicité de nos observations, et la finesse de notre regard qui donnera la qualité de nos textes.

 

Vous allez écrire un poème fait d'un ensemble de cinq vers groupés qui commenceront par : « Entre l’été et l'automne » et finiront par « comme un don léger du jour ». Essayez de rendre toutes les nuances les plus fines, des « fragments de presque éternité murmurante » comme dit Philippe JACCOTTET.

 

Nous allons écrire ce que nous voyons, ce que nous avons vu. Et vous commencerez chaque nouvelle phrase par il y a. A l’école, les instituteurs pourchassent les « Il y a » comme des banalités. Or c’est une expression fort précieuse, qui amène à une certaine objectivité et nous allons l'utiliser exprès comme un leitmotiv pour scander notre texte.

 

Camille Laurens dans son livre qui s’intitule Quelques-uns fait un chapitre sur l’expression Il y a.

 

Elle écrit : « Il y a nous est fort utile. Ne nous rend-il pas le plus grand des services que peut rendre une langue : permettre l’accès à la réalité du monde sans passer par le filtre de la subjectivité ? Il y a place le réel devant l’objectif et nous en restitue les multiples aspects comme autant de clichés, sans flou, sans effets, juste cadrés ; professionnel sachant rester neutre, il ne tombe jamais dans la psychologie ou dans l’esthétisme : comme voici, il nous propose de voir ici ce qui est.

Il y a fait le petit bruit du déclencheur photographique – déclic de l’automatique, il n’attend pas que la réalité se compose un visage. Photomaton de la littérature.

 

Les maîtres ont bien tort de blâmer il y a dans les copies de leurs élèves ; répéter il y a, c’est témoigner au contraire de grandes dispositions à l’écriture, du désir de donner vite, vite, une image des choses avant qu’elles ne s’enfuient et le flot de cette locution si banale tente simplement d’accompagner le cours du monde. Il y a est le polaroïd de l’écrivain. »

 

1- Michèle Bernard :

 

Entre l’été et l’automne

Il y a le grili-grili de l’eau qui coule, clapotis joyeux et sensuel.

Il y a une grenouille dorée attentive et captive de nos yeux étonnés.

Il y a la saveur âcre et persistante du raisin, petites billes bleues accrochées à la vigne.

Il y a ce caillou léché par le courant qui prend des allures de jade plongé dans les algues

Il y a l’arbre mort qui n’en finit pas de se pencher vers cette eau, dernier refuge, vers une autre destinée

Comme un don léger du jour

 

 

2- Michel Bernard :

 

Entre l’été et l’automne

Il y a au bout d’une allée fauchée fraîchement l’enchevêtrement hostile de jeunes pousses de peupliers pubescents

Il y a les hampes festonnées de l’achillée millefeuille

Il ya son goût de fenouil, prolongé d’une amertume rédhibitoire.

Il y a le fuseau opalescent d’une cascade

Il y a Yvon, écalant les noix sauvages, nous faisant goûter l’âcreté rustique de ces drupes automnales 

Comme un don léger du jour

 

Entre l’été et l’automne

Il y a le mélange étrange des odeurs de l’humus et de la fange.

Il y a une feuille malmenée par les eaux glauques d’une Sorgue oubliée.

Il y a le cri agaçant d’une pie troublée par le plongeon précipité d’une grenouille apeurée

Il y a le feu d’artifice garance d’une fleur d’épilobe qui s’élance

Il y a les flèches empanachées de graines des chénopodes par centaine

Il y a les fleurs improbables de la clématite comme autant de soleils éclatés et insolites

Comme un don léger du jour                                      

 

 3- Corinne Cournand :                            

 

                                          Entre l’été et l’automne

 

Il y a les potentilles fleurissant les déserts

jouant de l’insipide

sous le regard rugueux

des calaments aigris

 

Il y a un silence de terre

à l’abri des noyers

 

Les clématites jouent à déchirer les lunes

 

Là il y a les ondes

 

Il y a au fond de l’eau

où s’enlisent les vagues

qui s’enroulent aux galets

et glissent au presque rien

un ciel qui s’ennuage

à l’ombre des bouleaux

 

Il y a des racines et des frênes

accrochés à la sorgue

figés dans l’infini

 

Comme un don léger du jour

 

4- Mireille Enguent :

Entre l’été et l’automne,

Il y a un samedi après midi clément pour une promenade en bord de sorgue,

Il y a l’accueil d’Yvon, l’enthousiasme de Danielle, la rencontre avec Catherine, jour

 

Entre l’été et l’automne,

Il y a le murmure de l’eau et mon envie de marcher dans le lit de la rivière,

Il y a les propos d’Anne marie Rovai, la mélodie de sa voix et son penchant pour la roquette,

Il y a la potentille, bien brave et bien gentille

Il y a le laiteron qui fréquente l’achillée et la consoude dans les mêmes pénates,

Il y a encore des noix mais toujours pas de libellule, comme un don léger du jour.…

Il y a la plante à l’odeur de goudron dont j’ai oublié le nom,

Il y a le pont rouillé qui enjambe la rivière,

Il y a l’absence de libellule et la présence de noyers,

comme un don léger du jour

 

 

5- Elizabeth Favreau :

 

Entre l'été et l'automne, entre deux ruisseaux, entre ciel et terre,
Il y a des arbres, des arbustes et des plantes, décryptés dans leurs noms et leurs usages.
Il y a des herbes; nommées, décrites, rattachées au repas partagé, qui relient les êtres et se transmettent jusque dans l'inconnu.
Il y a des fruits, raisins et noix, accrochés à leurs souches ou échoués sur le sol, qui nous invitent à goûter leur verdeur âcre.
Il y a des animaux qui se révèlent à nos yeux et nos oreilles; pies, pigeons, martin-pêcheur, insectes bourdonnants ou encore une minuscule grenouille invitant à l'effort pour l'apercevoir.
Il y a un air frais et chargé d'humidité qui lèche la peau, une odeur de terre humectée, des feuilles emportées par une eau bavarde.
Comme un don léger du jour.

 

 

6- Danielle Masson :

 

Entre l’été et l’automne,

Une sorgue qui va se jeter dans une rivière qui va se jeter dans une autre rivière qui va se jeter dans la mer.

À moi l’aventure ! dira la sorgue

Une cascade où les elfes des alentours, avant le lever du jour, tiennent conciliabule à voix basse.

Blablabla ! dira l’elfe

des jambes d’humain, des pattes de fourmi, des ailes de papillon. Tous troublent le silence de l’eau qui coule.

Aïe ! dit la fourni à la jambe de l’homme

Des brindilles, des bouts de bois, des branches, mille branches, des troncs, des arbres que le vent caresse.

Hou, hou ! chantent les vents de Provence

Sur un tas de branches, deux semelles de chaussure attendant leur propriétaire.

Un ! deux ! garde à vous !

Comme un don léger du jour.

 

Entre l’été et l’automne,

Une plaque de polystyrène

Des bouteilles en plastique sans bouchon, avec bouchon bleu, avec bouchon rouge

Un couvercle de poubelle

Le tout abandonné au fond d’un bras de la Sorgue.

Deux morceaux de rail abandonné et rouillés alors qu'ils rêvaient du Far West,

Un grillage rouillé supportant le poids des hommes,

Une vis sans fin

La passerelle d’un monde à l’autre

La porte d’entrée dans le monde des plantes comestibles

Comme un don léger du jour.

 

Entre l’été et l’automne,

Le chemin tracé par la faucheuse de l’homme

et non la faucheuse d’homme

Devenue sauvage la vigne aux grains de sang que le pape a planté en déposant sa monnaie

Le noyer dont le pape a gaulé les drupes pendant que son âne s’abreuvait, les sabots dans la Sorgue

Des baies rouges que le pape a semées pour m’ouvrir la voie

Les plumes blanches arrachées à la Liberté. Le pape les a cachées sous le tapis de violettes

Comme un don léger du jour.

 

Entre l’été et l’automne,

Un épilobe

Deux armoises

Trois petites étoiles rouges abandonnées au sol

Quatre et plus pissenlits

Cinq pieds de consoudes aux feuilles pour beignet

La promenade est finie.

Comme un don léger du jour.

 

Entre l’été et l’automne,

Un tronc d’arbre couché

Au garde-à-vous derrière lui quatorze chevaliers au bouclier de lierre

Veillant sur lui, des peupliers géants aux branches enlacées

Aussi… je ne sais plus…

Encore et encore…

Comme un don léger du jour.

  

7- Marie Paule Micol :

 

Entre l’été et l’automne,

Il y a des prairies normandes vertes et grasses, peuplées de plantes comestibles inconnues,

Il y a le pépiement lointain des oiseaux et le bourdon des insectes,

Il y a le silence apaisé de la rentrée des classes,

Comme un don léger du jour.

 

Entre l’été et l’automne,

Il y a la rivière qui chuchote et clapote, glauque de la dernière pluie,

Immobile et paisible au loin,

Plus pressée sur les cailloux,

Miroitante sous les taches claires du soleil,

Il y a les tiges plongeantes des frênes et des saules caressées par l’eau,

Les branches mortes, grises et minérales, qui structurent le paysage,

Les feuilles rouillées des platanes qui luisent, mouillées, au bord.

Il y a les lances dorées des noyers et le sang des cornouillers,

Les bonnets rouges des fusains et la pourpre des épilobes,

Comme un don léger du jour.

 

 

8- Joseph Micol :

 

Entre l’été et l’automne

 

Entre l’été et l’automne,

Il y a, comme un don léger du jour,

Cet esprit apaisé qui s’ouvre au paysage.  

Il y a, sur ce bord de rivière,

Le lent balancement d’une hampe fanée qui s’obstine.

Il y a, sous un ciel laiteux,

La tête déchue d’un pilier de pierre, gisant sans ombre sur la digue.

Il y a dans l’air, légères et brèves,

Ces deux notes inquiètes du passereau qui fuit.

Il y a ce calme qui s’enroule,

Du miroir irisé des camaïeux d’automne.

 

Entre l’été et l’automne,

Il y a, sur ces galets ordonnés par le temps,

Le murmure mouvant d’une tranquillité horizontale.

Il y a cette caresse mouillée sur les racines d’un frêne,

Pattes démesurées d’un improbable oiseau.

Il y a ce bruissement ridé de l’eau qui passe,

Qui module un sourd continuo dérivant de l’amont.

Il y a sur la rive, constellations pelucheuses,

Un ciel de clématites fanées échoué sur l’aubépine.

Entre les arbres, comme un don léger du jour,

Il y a la montagne bleue diluant son sommet, là-bas, dans une cascade  d’écume…

 

 

9-Catherine Nedelec :

 

LA DERNIERE DANSE DU PAPILLON

 

 

Entre l’été et l’automne…

Il y a une belle inconnue parme, gracieuse et discrète, juste pour les yeux

Il y a les épées acérées de l’acacia qui voisinent avec les clématites poilues

Il y a les mûres calcinées, desséchées qui s’effacent devant les aubépines rouges de victoire

Il y a l’armoise odorante qui s’écrase entre les doigts puis le calament nepeta qui invite au voyage mentholé

Il y a le dernier papillon blanc esseulé qui danse encore en souvenir de l’été

Comme un don léger du jour…

 

Entre l’été et l’automne…

Il y a sur le tronc blanc des bouleaux des blessures grises crevassées, esthétique primée de dame nature

Il y a l’araignée caméléon, couleur d’herbe sèche, avançant de patte en brin, équilibriste de microcosme

Il y a un homme parti sans son socle, il a déchaussé, il est à nu

Il y a la symphonie argentée des saules, bouleaux, peupliers et vaguelettes du courant triomphant

Il y a le charme qui tend son bras gracieux vers l’eau qui court, dégringole, sculpte la rondeur des galets

Comme un don léger du jour…

 

Entre l’été et l’automne…

Il y a l’arbre mort qui abandonne la course, garé contre le talus

Il y a un criquet fatigué, c’est la fin de l’été, qui voyage sur mon panier

Il y a l’herbe ployée sous nos séants qui peine à se redresser

Il y a les lanternes japonaises, rouges de timidité, qui cherchent à embrasser les potentilles

Il y a la libellule dorée, dans une danse de Saint-Guy silencieuse, qui se mire dans son reflet

Comme un don léger du jour…

 

 

10- Anne Marie Rovai

 

Entre l'été et l'automne, il y a :

La modeste violette qui nous offre ses feuilles sans ses fleurs que  nous avons cueillies au printemps,
Le picris à l'aspect rébarbatif , il ne faudra pas s'y fier, il est très bon cuisiné,
Le panais dont la racine nous a bien gâtée,
Le pissenlit toujours présent pour nous purifier,
L’amarante dont l'hampe de graines me fait penser au pompon des manèges, que dans mon enfance, je voulais toujours attraper, comme un don léger du jour.

 

 

11- Roselyne Sibille (écrit préalablement à la sortie, dans un autre lieu) :

 

Entre l'été et l'automne,

il y a une colline bleue qui s’allonge dans les feuillages

Il y a toute l’hésitation entre l’or et le vert

Il y a les roseaux, leurs toupets blonds comme une plaine de moisson

Il y a une zone de sol roux mêlé d’eau, couvrant l’eau, gagnant l’eau

comme un don léger du jour

 

Entre l'été et l'automne,

il y a le miroir infidèle, brouillé, qui aquarelle les reflets

Il y a un saut vigoureux de carpe, une impulsion, un dos brillant et les cercles d’eau qui s’éloignent

Il y a les cols verts qui effondrent leur vol dans la surface douce et docile de l’eau

Il y a là tout près, des bruissements dans le sec des feuilles, des frottements, des sursauts, des agitations invisibles

Entre l'été et l'automne,

il y a des chardons-sentinelles dans leur austérité brun-gris

Il y a la bécassine des marais –oh ma pauvre, quel drôle de nom !- qui plante son bec dans la vase

Il y a tous les cormorans qui découpent le ciel de croix noires en pochoirs

Il y a une odeur de vase presque sucrée qui passe en nappes dans les voiles du vent

comme un don léger du jour

 

Entre l'été et l'automne,

il y a un ruisseau fin qui chante près d’un râle d’eau besogneux au long bec rouge, bec qui fouit et tire je-ne-vois-quoi entre les tiges

Il y a un V en vol qui se forme et déforme

Il y a côte à côte deux longs hérons cendrés qui guettent

Il y a tout un monde de clairs et flous, d’ombres et de risées

comme un don léger du jour

 

 

12- Yvon Javel :

 

Parcours de sorgue à l’intérieur de nous même, comme un don léger du jour.

 

Une sensation de cheminement en profondeur a pour moi dominé cette après-midi où le groupe a comme adopté le comportement grégaire d’une tribu de la préhistoire dans son avancée incertaine de nomades cueilleurs. 

 

Faut-il retrouver en nous nos sensations archaïques pour nous soigner des blessures d’un parcours de vie, parfois chaotique ?

Faut-il apprendre à se préserver au sein d’une civilisation qui nous éloigne de plus en plus rapidement  de nos essentiels profonds,  de notre capacité à nous sentir vivre, cadeau de tous les instants ?

 

Oui ! Alors assurément, il faut mettre en jeu tous nos capteurs primitifs capables de nous permettre de trouver notre chemin avec tous nos sens mobilisés.

 

Imaginons un temps que nous avons été déposés quelque part sur une portion de cette terre, sans aucun recours à notre technologie habituelle. Se nourrir devient la première nécessité et nous voulons désespérément nous accrocher à la vie.

 

Tous, inconsciemment, nous recherchons des analogies avec des végétaux déjà connus et appréciés.

Alors, peut-être dans ce miracle d’être bien là, vivants, nous nous appuyons sur le sol de toute notre hauteur, pour utiliser ce contact tactile à la terre, écouter nos  pieds qui nous disent la nature du sol, son humidité, sa texture particulière…

Nous mettons ces informations et tous nos sens au service de notre quête continue de végétaux nourriciers, comme un don léger du jour.

 

Nous avons adopté le pas du cueilleur. Attentifs à tout ce qui répond au besoin vital de nous nourrir chaque jour en continu, nous prélevons ici et là la production de dame nature.

Est-ce bon ou pas pour se nourrir ?

Cette frêle tige feuillue terminée par une fleur délicate, va-t-elle aussi pouvoir répondre à certains de nos besoins essentiels ?

Allons- nous la manger crue, comme un don léger du jour?

 

Nos sens habituels suffisent-t-ils à prendre le relais de cette première observation, à questionner notre instinct originel dans ce qu’il éprouve d’intime et d’immédiat ?

C’est là que notre approche peut différer :

 

- Quand certains se baissent pour observer de plus près la belle inconnue,

d’autres commencent à la toucher du bout des doigts pour éprouver la texture plus ou moins prometteuse à leur palais, comme un don léger du jour.

D’autres encore, en saisissent un fragment qu’ils froissent et portent à leur nez, sollicitant des milliers de neurones nous reliant à des temps de plus en plus lointains…

Que nous reste-t-il d’une éventuelle transmission de nos ancêtres lointains ?

Comment se comportaient-ils devant des plantes inconnues, au fil de leur nomadisme vital ?

Il y a cette plante reconnue, qui nous laisse encore quelques légères hésitations dues peut être au changement de saison ou à ce milieu de vie différent qui a un peu modifié son aspect.

Nous cherchons maintenant à apprécier ses qualités gustatives dans une étape ultime de vérification.

La plante, suivant son état de maturité, exprime plus ou moins ses particularités ;  l’astringence, l’amertume, la douceur… le velouté.

Ces sensations sont en correspondance ou pas avec nos attentes, différentes suivant les moments et les jours, pour nous procurer ce plaisir rare d’une cueillette toute fraîche, dans l’humeur du moment, comme un don léger du jour.

 

Oui, bien sûr, la cueillette des champignons, nous invite à avoir la même prudence, mais, la période de ramassage est beaucoup plus limitée dans le temps. Pourtant, pour répondre à nos attentes, nous devons redécouvrir quelques-unes de ces lois mystérieuses qui nous conduisent aux lieux où ces végétaux recherchés se construisent en harmonie avec leur milieu.

Eux aussi doivent trouver une réponse à leurs besoins particuliers, leur aspect en témoigne.

Nos yeux, après avoir balayé l'espace devant nous, se posent sur les belles inconnues pour  nous permettre d’apprécier leur développement, taille, forme, couleur, état d’avancement, importance de la colonie…

Nous  évaluons la cueillette, pour ne pas risquer d’interrompre le cycle fragile. Notre avenir est peut être ainsi partiellement assuré. Notre crainte de revenir ‘’bredouille’’ s’est alors atténuée avec la découverte de cette nouvelle source végétale, comme un don léger du jour.

 

Il y a ce plaisir qui nait des réponses à ces différentes étapes de recherche et qui n’est pas une sensation mineure.

 

Il calme en nous notre sentiment instable d’appartenance à ce monde qui nous entoure, en nous reconnectant à l’homme de la préhistoire qui pourrait n’être jamais très éloigné de nous.  Peut être nous protège-t-il à notre insu de la perte des sens qui nous ont structuré depuis notre plus tendre enfance ?

 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 13:39

au-depart-1.JPG

 

Nous voilà à pied d'oeuvre, devant le site de Saint-Michel de Frigolet.

Le Seigneur nous octroie une belle journée ensoleillée et tous les dix -sept participants comptent bien en profiter, aprés le déluge des jours précédents.

Paniers et couteaux piaffent d'impatience en attendant les retardataires, mais la chaleur des retrouvailles fait patienter et les langues ne sont pas en reste pour raconter les derniers potins.

 

 

Nous partons en voiture, covoiturage oblige, vers la lône d'Aramon.

Nous constatons  l'occupation des lieux par des centaines d'écoliers qui piétinent allègrement nos plantes sauvages que l'on se promettait de récolter. Mais que c'est bon d'entendre ces voix juvéniles qui s'encouragent les uns les autres et qui respirent un air pur et oxygéné.

Aussi nous ne nous laissons pas abattre et nous faisons d'un talus notres jardin.

 

 

chicoree-a-la-buche-fait-des-envieux.JPG

 

 

Regardez-donc cet acharnement d'Anne-Marie , qui tient à toute force à nous montrer toutes les caractéristiques de la chicorée à la bûche! C'est qu'elle est  bien cachée la coquine! (la chicorée, pas Anne-marie!)

 

anne-marie-et-alain-herborisant.JPG

 

Deux nouveaux cueilleurs de l'association se prennent au jeu et remplissent vite leur panier de roquette, de silène (ou compagnon blanc), et de plantain.

 

 

 

anne-marie-et-jean.JPG

 

Anne -Marie toujours un livre de références à la main et Jean , bon élève, qui trie astucieusemnt chaque plante dans un sachet différent.

 

Nous allons ensuite vers Boulbon, où nous attendent les fameux nombrils de vénus, plantes rupestres et qui conviennent si bien à la confection de toasts! 

nombril-de-venus.JPG

 

un-thym-de-belle-taille.JPG

 

Il fallait l'oeil exercé d'Yvon pour dénicher ce splendide spécimen de thym. Non, ce n'est pas une illusion d'optique!

 

fevier-tronc-.JPGfevier-gros-gros-plan.JPG

 

Nous délaissons le sol avec ses plantes sauvages pour élever notre regard vers ce splendide spécimen de févier d'Amérique, au tronc et branches couverts d'épines ( jusqu'à 30 cm).

Certains se sevent des épines pour extirper les escargots de leur coquille afin de mieux les déguster.

Pour cette raison les provençaux appellent cet arbre l'arbre aux cacalouses (prononcer cacalawse)

 

rouleaux-de-printemps.JPG

 

Vers cinq heures nous revenons à l'abbaye, à la treille, pour vérifier nos cueillettes et assister à une petite leçon d'aquarelle par Françoise, puis nous dégustons la tisane de thym, les toasts aux nombrils de vénus , les rouleaux de printemps aux herbes sauvages et du gâteau au chocolat rehaussé, la riche et bonne idée,  de feuilles de romarin.

 

Les échanges entre cueilleurs vont bon train et Jean Gautier y va de sa recette des totènes  (encornets) farcies, spécialité de Marseille.Et pourquoi pas farcir les totènes d'herbes sauvages! A expérimenter!

 

A bientôt pour la prochaine sortie, le vendredi 2 décembre 2011!

 

 

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 15:23

Quelle belle journée de Septembre!

 

Yvon Javel nous a convié à une journée en dehors des sentiers battus.

 

Cueillette  avec Anne -Marie de l'association CCC , certes , mais aussi observation, écoute , captation des odeurs et saveurs des plantes étaient à l'honneur avec Roselyne, de latelier d'écriture.

 

Aprés une petite collation prise en commun où chacun a pu ya ller de son plat favori et nous faire goûter ses préparations 

 

Chez-Yvon.JPG

 

 

toute la petite équipe  se met en quête de cuellir et récolter.

 

Au passage les plus poètes d'entre nous nous font don de petites phrases gouleyantes comme un nectar à nos oreilles

petites-billes-de-raisin.JPG

 

Michèle nous dit: Il y a la saveur âcre et persistante du raisin sauvage , petites billes bleues accrochées à la vigne.

 

A la fin de la balade , un petit temps de repos pour mettre en commun notre récolte  et nos impressions.

 

Entre autres nous avons trouvé:

-De la guimauve

-De la potentille

-De l'achillée millefeuille

-De l'épilobe hérissée en fleur

-De la mauve

-Du plantain

-Des noix sauvages

-Du picris

-De l'amarante

-De la consoude blanche

-Du panais sauvage

 

potentilleachillee-1.JPG

Potentille  Achillée millefeuille

 

Voici le cercle des poètes non disparus

 

cercle des poètes non disparus

 

 

Peut-être prochainement aurez-vous droit à quelques perles littéraires issues de cette journée.

 

En tout cas les participants ne regrettent pas ce bon moment de convivialité.

 

A bientôt le 7 octobre pour la reprise des activités à Frigolet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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23 juillet 2011 6 23 /07 /juillet /2011 13:51

DSCN3394.JPG

 

Aujourd'hui nous allons à la découverte de l'obione !

 

Françoise nous emmène dans une ferme biologique à Maillane, patrie de Frédéric Mistral.

 

Chemin faisant, nous faisons l'agréable découverte de pruniers sauvages, poussant en haies devant les roubines.

Ce sont des mirobolants!

Ce nom trés poétique viendrait de l'Inde et s'écrirait myrobolan, pour désigner des épices.

 

 

mirobolant-et-francoise.JPGmirobolant.JPG

 

 

 

Françoise ne résiste pas au plaisir d'aller en cueillir et à nous révéler (chut, c'est un secret!) qu'avec du vinaigre et des

petits oignons elle réalise un délicieux chutney aux mirobolants. C'est mirobolant, non?

 

Le cultivateur a planté cet arbuste en haie, tout le long du chemin qui mène à sa propriété.

 

DSCN3405.JPG

 

Cette plante méditerranéenne a des feuilles au goût de sel marin.

 

Elle peuvent agrémenter des salades vertes un peu fades

 

On peut les cuisiner aussi avec de la tomate et des oignons.

 

  serres-bio-.JPG

 

 

Pendant la découverte des serres ,biologiques, comme l'attestent les mauvaises herbes qui seront arrachées à la main,  nous observons de la consoude .Françoise nous livre une de ses  recettes dont elle a le secret:

Beignets de consoude:

Trempez une feuille de consoude dans une pâte à beignet,;appliquez une autre feuille sur l'ensemble et trempez dans l'huile chaude.Dégustez avec un filet de citron.Vous aurez l'impression de manger du poisson!

 

 consoude-russie-1.JPG

 

Beau spécimen de consoude de Russie  (aux fleurs bleues)

 

N'oubliez pas qu'il ne faut pas manger plus de quatre beignets aux fleurs d'acacia.Sinon c'est toxique; 

En passant devant des cyprés Françoise nous rappelle que les boules de cyprés vertes servent à aromatiser les flans.

 

Nous passons aussi devant des mauves et des roses trémières (alta rosa) . Saviez vous que ces deux plantes font partie de la même famille, les malvacées, ainsi d'ailleurs que les lavatères et les alteas?

Et saviez vous aussi que l'on peut utiliser les petits boutons des roses trémières , en les mangeant cru ou légèrement poêlés en apéritif. Aprés ça vous bannirez définitivement les cacahuètes!

 

Toujours en apéritif, vous pouvez aussi utiliset les épluchures de courgettes , mises à sécher au four entre deux plats à tarte.

 

Nous terminons la matinée en allant à la grotte de Sainte-Marthe. Cette grotte, où plutôt cette anfractuosité, aurait abrité la sainte pendant son séjour à Tarascon.Avant ou aprés avoir vaincu la tarasque?

Elle se situe prés de la route qui va de l'Abbaye de Frigolet à la route de Tarascon, à mi chemin, , sur la gauche, à 20 m dans les taillis.

Anne Marie, pour ne citer qu'elle, nous avait concocté quelques petits plats à sa façon. On s'est un peu serré car la "grotte" n'est pas grande mais la convivialité n'en a été que meilleure.

 

grotte-ste-marthe.JPG anne marie grotte

 

Nous nous donnons rendez-vous à l'assemblée générale fin Juin. 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 10:29

En route pour Althen les paluds!

Sur l'invitation d'Yvon nous voilà en pays humide.

Les sorgues s'en donnent à coeur joie et nous posons sur un petit pont pour bien démarrer la cueillette.Il suffit de passer le pont , disait Georges Brassens.

groupeavecpanneau.JPGgroupe1.JPG

Nous commençons par une plante inconnue pour beaucoup d'entre nous:La barbarée vulgaire;

barbaree-2.JPG

 

Cette plante fait partie de la famille des brassicacées.On l'appelle la roquette des marais, pour son goût piquant et amer.

On peut utiliser les jeunes pousses en salade, au début du printemps.Bien rincer à l'eau vinaigrée.

la barbarée contient des vitamines A et C.

Il sera intéressant d'observer la floraison des cette plante d'avril à juillet.

Tout au long de notre balade nous avons pu observer et ramasser plus de seize plantes connues/

Pissenlit, crépi sancta, silène, cressonnette, laitue saint-joseph, rumex, pimprenelle, laiteron, alliaire, mauve, plantain lancéolé, crépi bursifolia, brocoli sauvage, véronique de perse, lampsane, ortie.

Par contre le terrain humide , trés différent des alentours de Frigolet, nous a fait rencontrer des plantes inconnues:

La barbarée, déjà citée.

La berce spondyle:

berce-spondyle.JPG

De la famille des opiacées,nous fait don , au printemps, de ses jeunes tiges, douces, juteuses et croquantes, au parfum de mandarine  et , en été, de ses semences (à la saveur de l'angélique).

Le sénevé ou moutarde noire , aux feuilles roussies par le gel.

seneve1.JPGseneve.JPG

Nous rencontrons aussi des plants de garance, rescapés du prestigieux passé du village d'Althen les paluds.

Yvon ne manquera pas de nous raconter la belle histoire de l'acclimatation puis de la culture de cette plante tinctoriale, qui a fait la fortune de la région il y a maintenant plus de cent ans.

 

garance.JPGLa garance.

 

Je vous laisse admirer les différents aspects du paysage rencontré lors de cette journée, grise dans le ciel , mais ensoleillée dans les coeurs.

joli-sous-bois.JPGroue à aube

 

 

balade à Althen

En revenant nous avons pu trouver un plein champ d'épilobes hérissées.

Ce sera notre plante du jour.

 

epilobe hérissée feuillesepilobe-jolie-tige.JPG

Admirez la belle couleur verte des feuilles de cette plante , délicieuse en salade, appelée aussi doucette d'eau, et le port diaphane des tiges .Là aussi il sera intéressant de revenir à la floraison

Nous avons terminé la journé&e par une dégustation au coin du feu, douillettement réchauffés par l'âtre d'une  amicale cheminée  et nous avons chanté une chanson dont Yvon a gentiment détourné les paroles, la cueillette des gens heureux.

degustation-cheminee.JPGla-cueillette-des-gens-heureux.JPG

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 19:01

Bonne année à tous!Bonnes cueillettes et bonne santé grâce à toutes ces vitamines récoltées .

 

Cette première sortie de l'année 2011, année des treize lunes et donc du changement, s'est effectué à la colline de Villeneuve les Avignon.

Départ au pied de la tour Philippe le Bel, qui, comme chaque Avignonnais le sait , fut l'un des aboutissements du fameux pont d'Avignon.

départ

 

Un mistral à décorner un taureau de Camargue nous a saisi dés la montée .L'étranglement de la route qui a suivi a augmenté sa force par effet de trompe de Venturi et il a fallu s'accrocher à nos paniers!

Heureusement l'entrée du parc n'était pas loin.

entrée jardin

Et la vue sur le fort St André nous a payé de notre peine.

fort st andrést andré contre jour

Le ramassage pouvait commencer avec au passage un petit bonjour à la première fleur d'amandier de l'année.première fleur d'amandier

Nous avons récolté des laitues pérennes et des laitues Saint -Josephlaitue pérennelaitue st joseph

 

Le vieux fenouil en branches sèches nous a permis de bien visualiser ses jeunes pousses , si délicieuses dans une salade.

fenouil2.JPG

 

Les amateurs de vieilles pierres ont pu admirer la superbe petite chapelle dont l'intérieur est orné de splendides fresques.

chappellenom chappelleintérieur chapelle

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons pu aussi récolter quelques jeunes pousses de bourses à pasteur et de coquelicots.

bourse à pasteur

Une infinité de jeunes bourses à pasteur dans le gravier.

Après un dernier regard à Avignon et ses monuments

contre jour avignon

 

nous avons été chaleureusement reçu chez une participante à la cueillette , où nous avons pu déguster la soupe , la salade et les gâteaux faits par Mary et Anne -Marie, arrosés de tisane de thym comme il se doit.

L'aquarelle, toujours coachée par Françoise , se fit de manière sérieuse mais aussi en musique puisque Jean-Paul nous a gratifié, au piano , d'une ambiance lounge feutrée.

 

cueillette-Villeneuve-011We (1)

 

      Rendez-vous le jeudi 10 Février pour la prochaine sortie.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 08:59

Quelle journée magnifique!

Novembre ne cesse de nous distiller ses parfums et ses ors.

Pour vous en convaincre nous vous laissons découvrir les beaux moments que nous avons fixés sur la pellicule au cours de cette promenade botanique.

couleurs sur frigolet

Le soleil illumine les pins et les fougères.

cueillette novembre 2010 034

ce superbe vallon où se plaisent les oliviers , nous a permis de récolter mauve et alliaire.

 

mauve

 

Une mauve bien appétissante

 

frigolet

Nous sommes  revenus du vallon par un chemin montant, sablonneux, malaisé mais où deux forts chevaux ne tiraient pas de coche(sic). Par contre la magnifique contre-plongée avec les deux tours de la Basilique de Frigolet nous a payés de notre peine.

La cueillette d'aujourd'hui a surtout permis de parler des pissenlits, dont plus de deux cents espèces existent et des crépis tout aussi nombreux.

cueillette novembre 2010 031

Voilà un superbe pissenlit luisant.(taraxatum obovatum) de la famille des astéracées.

Chemin faisant Françoise nous distille toujours ses excellentes trouvailles: Elle nous a parlé aujourd'hui des boulettes de fromage au chèvre et aux herbes que l'on peut rouler sur un lit de pétales de coquelicots.Au printemps bien sûr.Délicieux et agréable à l'oeil.

Nous sommes revenus à Frigolet pour échanger nos impressions et parcourir les différents ouvrages mis à disposition par l'association afin de bien fixer nos connaissances ou préciser un point sur une plante particulière.

Nous avons dégusté une excellente soupe au sénevé et à la roquette sauvage et une tarte sucrée aux bettes maritimes et aux pommes préparées par Anne-Marie.Le tout arrosé .....par une bonne tisane au thym de la montagnette.

Pas d'aquarelle cette fois là.La nuit nous a vite surpris et chacun avait hâte de regagner ses pénates.

Nous nous retrouverons le vendredi 10 Décembre 2010 mais pour vous faire patienter et rester dans la note botanique, le rédacteur de ce blog s'est permis de vous proposer les paroles d'une chanson qu'il a composée, inspirée par toutes ces plantes qu'il a pu découvrir depuis quelques années avec l'association.

Ceux qui viendront au prochain repas de l'association pourront entendre cette chanson (en live), sur un air de Bossa-Nova .

J'ai intitulé modestement cette chanson: Jardin divers

1-J'aime bien aller cueillir la pimprenelle et le plantain

J'aime bien me recueillir sous les ombrelles des grans pins

Qui font pleuvoir quand ils s'balancent leurs pignons blancs en récompense

 

2-Les promenons-nous dans les bois tant que le loup il n'y est pas

Se sont changés en ramassage de badasson et passerage

De cressonnette et pissenlits, de cousteline et salsifis


Refrain

Auriez-vous un peu de temps, à consacrer au partisan

De la cueillette des salades, des violettes et des grenades?

Viendriez-vous Mademoiselle, sur le chemin des asphodèles?


3-Des roquettes et des iris se cachent au pied d'un arc-en-ciel

Mais galinettes et hélicryses, elles, n'ont pas peur du grand soleil,

Ces belles plantes qui vous intriguent, poussent pourtant dans la garrigue.


4-Romarin et salsepareille n'ont vraiment pas leur pareil

Pour embaumer à Frigolet en une odeur de sainteté

On pourrait croire, à les sentir, que l'air autour est un zéphyr  au refrain


5-Coquelicots et épilobes ont dévoilé leur garde-robe

Pour offrir à nos yeux futiles un camaieu de tons subtils

Je vois dans un tapis de mousse, un diablotin qui se trémousse

 

 au refrain

 

      Vous constarez qu'il semble manquer un couplet.

Je laisse à votre imagination et votre poésie le soin de m'envoyer par mail une suite à ma chanson , ou bien une fin humoristique?

A bientôt

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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 10:08

Ah!la belle journée!

 

La campagne autour de l'abbaye de Frigolet nous accueille et nous dispense ses richesses.

 

La garrigue est là. A deux pas. Nous avons le privilège de pouvoir l'arpenter et nous régaler de ce qu'elle nous propose:

 

laitue vivace 1

 

La laitue vivace, un régal pour nos salades de ce soir.

Nous remarquons cependant une nette différence de forme entre certaines feuilles.Soit trés découpées, soit assez large .

Mais cela ne nous empêche pas de distinguer cette laitue, qui sait si bien se cacher et se protéger sous les touffes de romarin, bien à l'abri d'un éventuel mistral froid et pénétrant .

 

fleur de cousteline

 

La cousteline, qui nous réserve encore l'épanouissement ensoleillé de sa fleur.

 

mourre main de voleur

 

L'arrucat ou mourre de porc, appelé aussi main de voleur par sa propension, une fois coupé, à retomber sur la main qui l'a capturé comme le ferait une fripouille qui voudrait vous dérober ce que vous cachez si précieusement dans le creux de votre paume.

 

odeur de sainteté avec joelle

 

La salsepareille s'est laissée humer par le nez délicat de Joëlle, qui nous a tout bonnement assuré que cette plante avait une odeur de sainteté!

 

scorsonère

 

Le salsifis sauvage.

Certains pencheraient pour le scorsonère mais la racine du scorsonère est réputée noire alors que celle du salsifis sauvage serait brune clair.

Là aussi les commentaires seront les bienvenus.Le débat est ouvert.N'oubliez pas que ce blog est le votre!Alors nourrissez le de vos réflexions!

mante religieuse

 

Nous nous extasions aussi sur les plus petits que nous.Une mante religieuse est parfaitement adaptée à l'environnement de l'abbaye.

punaise

 

Yvon a l'oeil! Il a remarqué cette jolie punaise, qui nous fait découvrir son manteau aux couleurs d'un masque tribal africain.

 

pistachier therebinthe

 

Nous terminerons par ce trés beau spécimen de pistachier thérébinthe , dont est extrait bien sûr la thérébenthine.

 

Nous rentrons assez tard à l'Abbaye, conscient que la prochaine sortie se fera avec l'horaire d'hiver et il fera certainement plus froid et moins clair. Alors nous en profitons aujourd'hui sans vergogne.

 

Les ateliers se mettent en place. Aquarelle, échange de bons procédés, lecture des livres de botaniques.

les convives 1

 

Puis le repas nous accapare.Préparé par nos hôtesses, Anne -Marie et Françoise, cet intermède  ravit autant nos papilles que nos coeurs.

 

rouleaux ravier

 

Des rouleaux de printemps aux salades sauvages , au poulet ou crevette.

 

salade sauvage

 

Une salade sauvage toute simple mais ô combien appréciée!

 

salade sauvage au quinoa

 

Une autre salade sauvage au quinoa. Une délicieuse vinaigrette aux huiles de noisette, de chanvre et d'olive viendra la rehausser.

 

Sans oublier un délicieux far au fenouil dont la recette vous est donnée par ailleurs.

 

Nous nous quittons avec regret, mais le 18 Novembre n'est pas loin! A bientôt.

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 10:13

C'est la reprise!

Douze participants ont répondu à l'appel  de nos trois accompagnatrices.

Des anciens et anciennes mais aussi trois nouvelles recrues .

La cueillette va se faire à Vallabrègues, le long du contre canal du Rhône,  devant le petit port.

 

Le temps est correct mais quelques gouttes viendront annoncer une soirée pluvieuse.

 

Françoise demandent aux nouvelles personnes de se focaliser sur cinq plantes seulement, mais ce sera dur , car même si le temps fut sec , d'innombrables salades se manifestent à notre envie de cueillir.

Plantin lancéolé, plantin corne de cerf, mauve, chénopode,pourpier, rumex  et amarante réfléchie seront dans un état satisfaisant pour une bonne salade.

 

chénopode

 

                                                                                           Le chénopode

 

 

 

Françoise nous livre toujours , tout au long de la promenade, ses petites recettes gourmandes.

Notamment:

-L'omelette à la tomate et à l'amarante réfléchie.

-La cuisson du poisson  à l'étouffé sur un lit de fagots d'armoise.

 

Ce qui est toujours étonnant dans ces sorties , c'est que l'on apprend toujours quelque chose de nouveau:

Ainsi Françoise porte notre attention sur la tige de la porcelle.Celle-ci est en cette saison assez "espaloufi" mais on la reconnait bien grâce à la griffe de sorcière qui est une petite excroissance à la bifurcation de sa tige.

 

Nous récoltons aussi des graines de carottes sauvages.Françoise nous montre bien la différence avec la cigüe dont les graines sont globuleuses alors que celles de la carotte sont ovoïdes et la fleur de la carotte contient un point noir au milieu.L'odeur aussi , permet de bien reconnaître la carotte.

Les graines (de carotte!) infusées dans du lait permet ensuite de confectionner une délicieuse crème brulée.

 

Nous revenons à Frigolet non sans avoir admirer un bel oiseau en osier, vestige de la fête des vanniers de Vallabrègues.

grue osier 1

 

Anne-Marie nous a régalé avec une salade de pourpier à l'asiatique et un consommé à la mauve.(Voir les recettes)

 

Certaines personnes ont pu attaquer des aquarelles des plantes ramassées ou consulter les livres que l'association met à disposition.

 

atelier aqua 2

 

Dernière acquisition un splendide livre sur la garrigue .

 

lézard livre2

 

 

 

Prochaine sortie , le samedi 2 Octobre à 14 h.

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:40

groupe 11 juin

 

 

 Pour cette dernière sortie de l'année, nous posons devant l'entrée de Saint-Michel de Frigolet, lieu du rassemblement habituel.

 

Le temps est à la pluie et nous devrons bientôt sortir les parapluies.

 

 

un ptit coin de prapluie 1

 

Nous nous rendons dans le petit ravin où l'on accéde par la route qui serpente au sud de l'abbaye vers Graveson.

Les explications se feront à l'abri:Un p'tit coin d'paradis contre un coin de parapluie, chantait Brassens.

Effectivement ce petit vallon est trés riche . C'est un eden pour les plantes.

 

On peut remarquer que le pourpier pousse dans des tranchées , véritables lignes tracées par un jardinier prévoyant.

:recherche pourpier

 

  Des plantes que l'on n'a pas l'habitude de voir nous accueillent:

filante mpntpellier

La filante de Montpellier , avec ses jolies fleurs mauves

 

La lampsane avec ses feuilles découpées , trés reconnaissables:feuiile lampsane

 

L'herbe aux chantres, le sisymbre officinal:herbe chantre 1

 

 

Chemin faisant, la faune nous interpelle aussi puisque un petit diablotin se pose sur l'épaule complaisante de Françoise , puis sur la main amicale de Michèle:.

  diablotin

 

L'auriez vous reconnu dans les herbes?

 

diablotin camouflé

 

Aprés une séance d'aquarelle , où Françoise rappelle à quelques nouveaux  venus les principes de base de l'aquarelle botanique,  nous dégustons une délicieuse soupe au chénopode agrémentée de grissin , d'une pizza à la mozzarella et à la roquette ainsi que des muffins au calament .Yvon nous a amené de la confiture de tomates des andes à la menthe qui va délicieusement bien avec les gâteaux.

 

Yves nous fait déguster une quiche aux "asperges de la Nièvre" .

Tout le monde reste dubitatif su la dénomination de cette plante.

 

En voici quelques photos .asperge nievre 1

Les personnes qui la connaissent sont priés de nous contacter.

 

 

 asperge nievre 2

 

 

 

  Yvon nous a donné l'adresse d'une association dans les Cévennes :

www.maisondescentvallées.com

 

qui proposent des hébergements , stages et sorties nature.A consulter.

 

Une bonne auberge aussi avec les produits du terroir: www.laubergedheleneaveyron.fr

 

Une bien belle aprés-midi ont déclaré les participants.Merci aux accompagnatrices, Françoise, Mary et Anne-marie.

Celles-ci nos rappellent que l'assemblée générale, uniquement pour les possesseurs de la carte de membre de l'association, se tiendra le mercredi 23 Juin  à 17 h 30 .Rendez-vous devant la basilique .

 

A l'année prochaine, en Septembre.

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